___________      PRESENTATION DE L’INSTITUT PIERRE RICHET DE BOUAKE      ___________

Il s’agit d’une brève description de l’Institut Pierre Richet (IPR) de Bouaké depuis la dissolution de l’ex-OCCGE, organisation sous régionale dont elle dépendait, à son rattachement à l’Institut National de Santé Publique (INSP).

•    Brève présentation de l’IPR

L’Institut Pierre Richet (IPR) est situé à Bouaké en Côte d’Ivoire. Construit en 1973, l’IPR était l’un des 9 centres et Instituts de recherche d’une organisation sous régionale dénommée « Organisation de Coopération et de Coordination pour la lutte contre les Grandes Endémies » (OCCGE).  Cette structure de coopération sanitaire regroupait 8 Etats d’Afrique occidentale francophone (ex AOF): le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’OCCGE avait pour objectif, la lutte contre les grandes endémies en Afrique occidentale. Chacun des 8 pays membres avait une antenne de cette organisation sur son sol ; l’Institut Pierre Richet était l’antenne de l’OCCGE en Côte d’Ivoire.

L’IPR a connu diverses appellations au paravent. D’abord Centre Entomologique de l’Onchocercose (CEO) en 1974, puis Institut de Recherche sur l’Onchocercose (IRO) en 1975, Institut de Recherche sur la Trypanosomiase et l’Onchocercose (IRTO) en 1981. Le 25 avril 1985, le Ministre de la Santé Publique et de la Population de Côte d’Ivoire donne le nom du Médecin Général Pierre RICHET à l’institut en hommage à celui qui fut à l’origine de la création de l’OCCGE et qui a tant fait pour lutter contre les Grandes Endémies.

•    De la dissolution de l’OCCGE à la nationalisation de l’IPR et son rattachement à l’Institut National de la Santé Publique (INSP).

A coté de l’OCCGE qui était composé seulement de pays Francophone, il y avait une autre organisation composée de pays Anglophone qui s’appelait « West African Health Community » (WAHC). En 1998, les chefs d’Etats Africains décident de fusionner l’OCCGE avec la West African Health Community pour former l’actuel Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).

En 2000, l’OCCGE a donc été dissoute par le Conseil d’Administration réuni à Bamako le 16 avril 2000 lors de sa 47ème session (Délibération n°1077/CA/47 portant dissolution de l’OCCGE). Les Centres de l’OCCGE ont ensuite été rétrocédés aux pays d’implantions. Ainsi, après une convention de rétrocession signée entre l’OCCGE et l’Etat de Côte d’Ivoire lors de la même session, l’IPR a été rétrocédé à la Côte d’Ivoire (Convention de  rétrocession n°1078/CA/47).

En 2001, l’IPR a été rattaché à l’Institut National de Santé Publique (INSP) de Côte d’Ivoire par Décision Ministérielle (Décision de rattachement N° 40 MSP/CAB du 11 janvier 2001).

•    Situation actuelle

Avant sa dissolution, l’IPR était devenu un institut de référence en matière de recherche sur les maladies à transmission vectorielle. Par exemple, la première moustiquaire imprégnée a été expérimentée à l’IPR avant d’être vulgarisée partout dans le monde. Le piège à glossine dit piège ‘’Vavoua’’ a également été expérimenté par les chercheurs de cet institut.

Actuellement, malgré la longue crise sociopolitique qu’a connue la Côte d’Ivoire, l’IPR essai de maintenir  cet héritage en poursuivant les activités de recherche, de formation et d’appui sur les maladies à transmission vectorielle qui sont ses missions principales. Ainsi, l’IPR est actuellement Centre collaborateur de l’OMS pour les études de la résistance des moustiques aux insecticides. A ce titre, l’IPR dispose d’une station expérimentale homologuée par l’OMS. L’IPR appui les programmes nationaux de lutte contre le paludisme et la trypanosomiase humaine Africaine dans l’orientation et la mise en œuvre de leurs programmes de lutte. L’IPR a noué de nombreuses collaborations avec plusieurs grandes institutions de recherches nationales, sous régionales et internationales dont l’Institut français de recherche pour le Développement (IRD), partenaire traditionnel depuis l’époque de l’ORSTOM. Ce partenariat a été renouvelé en 2014 par la signature d’un accord cadre de collaboration entre l’INSP et l’IRD. Une convention d’hébergement a également été signée, permettant à plusieurs chercheurs de l’IRD d’être basés à l’IPR à Bouaké et de travailler en total symbiose avec leurs collègues chercheurs ivoiriens, au sein des équipes de recherche.

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